prolongement de la ligne 4
visite virtuelle

carte des travaux

Les travaux de la Porte d'Orléans Les travaux autour de la Mairie de Montrouge Les travaux à Montrouge autour de la Place du Général Leclerc Les travaux à Montouge autour de la Place du 8 mai 1945
24/11/2012
Sortie Place Emile Cresp

La construction de la sortie secondaire Place Emile Cresp se déroule en plusieurs phases, permettant ainsi de toujours garder en surface une voie de circulation pour les automobilistes ; les travaux de terrassement ont débutés à ciel ouvert.
Cette sortie sera mise en service à l'automne 2013.

22/11/2012
Monument aux morts

A Montrouge, le monument aux morts, déplacé en début de chantier, a retrouvé en novembre son emplacement d'origine Place du Général Leclerc, de ce fait, l'emprise de chantier en a été réduite.

4/11/2012
Aspect d'avant

Le paysage extérieur retrouve petit à petit son aspect "d'avant" : du côté de l'emprise du poste d'épuisement situé à l'angle de la rue Edgar Quinet.
L'emprise située dans le square du Serment de Koufra sera démontée au cours de la semaine du 14 au 18 janvier 2013. 

20/9/2012
La saga des escaliers mécaniques


A la station Mairie de Montrouge, ce sont les escaliers mécaniques qui ont eu la vedette de la saga de l’été ! Livrés le 21 juin, les sept escaliers ont donné du fil à retordre aux techniciens qui se sont occupés de leur acheminement et de leur pose. Mais désormais, tout roule…


Sept escaliers sur trois niveaux

Les sept escaliers mécaniques qui vont confortablement acheminer les futurs voyageurs de la Mairie de Montrouge dans et en dehors de la station sont en place depuis le 18 août. Quatre sont installés du côté de l’accès principal : un de chaque côté des quais, un qui dessert le niveau intermédiaire vers la salle des billets et un quatrième qui remonte vers la voirie et ressort devant l’église : celui-ci, le plus long, gravit un dénivelé de 8,30 mètres. Il y en a encore trois autres du côté de l’accès Leclerc : là encore deux de chaque côté des quais et un vers le niveau intermédiaire.

Un acheminement plein d’embûches

La pose de ces équipements très attendus a demandé des manipulations assez délicates : impossible en effet de rentrer en un seul morceau des éléments aussi importants : cinq d’entre eux ont donc été livrés en deux morceaux, grâce à une grue hydraulique et trois autres en trois morceaux, le plus lourd pesant cinq tonnes.

Tous ont été introduits par l’accès principal et descendus au niveau - 1 grâce à des portiques de levage. Puis les techniciens ont pu déplacer les segments sur des petits chariots rouleurs portant le nom de « trolley » et tirés par des treuils électriques. Pour les descendre jusqu’au niveau des quais (- 3), il a encore fallu les faire passer par les espaces en béton, inclinés, vides et lisses qui doivent les accueillir au final et qui sont déjà carrelés, ce qui complique encore les manœuvres ou encore construire un pont pour enjamber les voies !

Bientôt le raccordement électrique

Les escaliers ont donc été acheminés puis remontés, du plus lointain au plus proche de la sortie, entre le 21 juin et le 18 juillet. Puis les équipes ont enchaîné sur l’assemblage et le montage des éléments secondaires comme les garde-corps, les mains courantes, les équipements de finition, jusqu’à la mi-août. Reste encore à mettre en fonction les armoires électriques et de commandes (une par escalier), une étape qui est prévue jusqu’à la mi-octobre.


Article écrit avec la collaboration de Jean-Marc Bauer, OPC (Ordonnancement, Pilotage et Coordination) sur le prolongement de la ligne 4 à la RATP

15/9/2012
Tout reprend sa place à l'extérieur

Côté Porte d'Orléans, le dernier puits d'accès ouvert, situé rue Paul Appell, a été fermé au mois d'août dernier. Ce puits servait à réceptionner les éléments de voie ferrée ainsi que le ballast. L'emprise sera rendue à la ville de Paris prochainement.

8/8/2012
Emprise place du 8 mai 45

L'emprise de chantier place du 8 mai 45 à Montrouge va changer de visage : les bungalows servant de base vie pour le personnel vont êtrre enlevés mercredi 22 août

29/7/2012
Dernière étape du génie civil

Début juillet, l'emprise située avenue Paul Appell à Paris a vu sa dernière phase de génie civil se réaliser. La livraison des matériaux et matériels de la voie étant à présent terminée, l'accès au tunnel est maintenant totalement fermé. 

27/7/2012
Energie électrique

Afin d'alimenter en énergie électrique les ouvrages du prolongement, des câbles ont été déroulés d'un poste haute tension, situé boulevard saint Jacques (dans le 13ème) jusqu'à la Mairie de Montrouge. Ils doivent être maitenant raccordés au poste de redressement situé au 69 avenue de la République;
Une tranchée est ouverte sur chaussée permettant d'enfouir les câbles.

27/7/2012
La mise en service du prolongement se décale à mars 2013

Les importantes difficultés, rencontrées lors de la réalisation du gros oeuvre de la station, ont engendré une dérive de planning...
De ce fait, la mise en service est maintenant prévue pour mars 2013.

18/7/2012
Dernier escalier mécanique

La mise en place du dernier escalier mécanique de la station Mairie de Montrouge a eu lieu mercredi 18 juillet. Celui-ci composé de deux éléments séparés dont le plus lourd pèse 7,9 tonnes.
Au total, 7 escaliers mécaniques seront en fonctionnement lors de l'ouverture de la station en mars 2013.

11/7/2012
Christophe Blouet : le prolongement de tous les défis

 
Voilà déjà huit ans que Christophe Blouet, responsable de la maîtrise d’oeuvre du prolongement de la ligne 4, veille sur la bonne marche des opérations. Présent depuis les études d’avant-projet, il a aussi connu les épisodes du gros œuvre et s’attache maintenant à orchestrer les travaux de second œuvre.

Un spécialiste des travaux souterrains

Ingénieur des Mines d’Alès, Christophe Blouet, 47 ans, connaît bien la problématique des travaux souterrains qui est devenue sa spécialité. Il a passé une dizaine d’années dans le groupe Vinci, notamment sur le chantier du métro d’Athènes et dans la réalisation de tunnels autoroutiers en Grèce, avant d’entrer en 2003 chez Xelis, fusionnée avec Systra depuis le début du mois de juillet. C’est donc en tant qu’ingénieur au sein de cette filiale commune à la RATP et à la SNCF, première ingénierie au monde de transport urbain, que Christophe Blouet intervient sur le prolongement de la ligne 4.

Mission : viabilité du projet technique
Dès 2005, au sein du bureau d’ingénierie de Xelis, l’ingénieur travaille sur la phase de conception du projet aux côtés de la RATP. Et depuis 2008, il pilote une dizaine de personnes dédiées à la réalisation des travaux. Leur mission : assistance à la passation de marchés de travaux, surveillance de la qualité technique des travaux réalisés, respect du planning. Un travail de coordination et d’orchestration exigeant, fondé sur l’expérience du terrain, et qui procure des satisfactions à la hauteur des difficultés rencontrées.

Gros œuvre : bilan réussi
La période des travaux de gros œuvres est le domaine de prédilection de Christophe Blouet. Plus la technicité est importante et plus l’ingénieur se sent motivé ! Le chantier du prolongement de la ligne 4 a donné du grain à moudre à l’équipe de la maîtrise d’œuvre. Emprises situées en zone urbaine dense, présence de carrières souterraines génératrices de  vides, creusement du tunnel à quelques mètres sous le périphérique, implantation d’immeubles à proximité immédiate des travaux de la station de Montrouge : l’ensemble des opérations comportaient des risques ou des moments délicats.
Maître-mot dans ces cas-là : l’anticipation. Grâce à la veille active des équipes, et à la bonne coordination entre les entreprises et la maîtrise d’œuvre, en dehors des aléas géotechniques (injection massive de ciment dans les Marnes et Caillasses situées au-dessus des carrières), il n’y a pas eu de problèmes techniques graves. Aucun dommage structurel n'est à déplorer dans les structures riveraines du tunnel. Le périphérique n’a pas tassé lors du passage du tunnel et seules quelques habitations ont été affectées par des fissures sans gravité, lesquelles seront réparées prochainement.

Second œuvre : la chasse aux aléas
Installé désormais depuis plus d’un an dans la phase de second œuvre, le chantier n’est pas de tout repos pour autant. La RATP a conservé la maîtrise d’œuvre de tout ce qui concerne le système d’exploitation ferroviaire (signalisation, pose des voies, courant électrique servant à la traction des trains, systèmes de télécommunication et de sécurité incendie). De son côté, Xelis-Systra s’occupe de tous les corps d’état architecturaux, de l’alimentation électrique (hors trains), du chauffage, de la ventilation, du désenfumage, des escaliers mécaniques et ascenseurs. Les entreprises intervenantes se sont multipliées et, les délais étant naturellement de plus en plus tendus, le moindre « grain de sable » peut enrayer la machine. Une évolution de la réglementation, par exemple, qui survient  en cours de travaux, risque d’entraîner des retards impossibles à rattraper. Ainsi, de nouvelles normes, obligeant à équiper des paliers d'ascenseur de sas pressurisés contre l’intrusion des fumées en cas d’incendie, ont donné lieu à des reprises d'études délicates, alors que le gros-œuvre de la station était quasiment achevé.

Les opérations de maîtrise d’œuvre liées au second œuvre changent la nature du travail, mais pas celle de la mission. Tous les efforts sont tendus vers un seul objectif : la mise en service de la ligne, qui n’est plus qu’une question de mois désormais… dans l’attente de la phase 2 du prolongement jusqu’à Bagneux, promesse d’autres défis techniques…

22/6/2012
Ca bouge sous le tunnel !


Voies, signalisation, petit et gros équipement, locaux techniques : jusqu’à l’automne, le tunnel entre la Porte d’Orléans et la station Mairie de Montrouge est en proie à une grande animation… Une quarantaine de personnes, pilotées par une douzaine d’entreprises différentes, sont à pied d’œuvre sur l’ensemble du chantier.

Sur la bonne voie
Après le placement, sur l’ensemble du tracé (1,4 km de tunnel, donc 2,8 km pour les deux voies), de 250 tonnes de ballast, la pose de 3250 traverses en béton, la mise en place de 1700 tonnes de rails et de neuf appareils de voies (aiguillages), il fallait encore installer les pistes et les barres de guidage. Celles-ci, placées de part et d’autres des rails, servent à la fois à acheminer le courant de traction de 750 volts aux motrices et à diriger la rame grâce à des roues installées sur les bogies. Ce sera chose faite fin juillet.

Bien branché
Restera encore à finaliser les installations  de la signalisation ferroviaire, l’éclairage du tunnel et alimentations électriques des divers ouvrages annexes (ventilations, épuisement ..etc ), les équipements nécessaires à l’énergie de traction et à disposer et raccorder les équipements de sécurité comme, des « généphones » téléphones à l’usage des pompiers,  les cheminements d’évacuation, la main courante, etc. Tous ces travaux nécessitent d’étonnantes longueurs de câbles : 40 kilomètres pour la signalisation ferroviaire, 65 pour l’électricité et encore plus de 60 pour les « courants faibles », utilisables pour tous les équipements informatiques et téléphonique, par exemple.

De l’aération


Tout juste installés également, d’autres équipements plutôt imposants prennent de la place dans l’ombre du tunnel : les ouvrages de ventilation. Deux groupes de deux ventilateurs ont été acheminés et installés, un sous le square du Serment de Koufra, à la Porte d’Orléans, et l’autre dans le square de la République, proche de l’avenue Verdier sur la commune de Montrouge.

Ces grosses machines d’environ deux mètres de diamètres sont chargées d’assurer une ventilation de confort et bien sûr de désenfumer le tunnel en cas d’incendie. En fonction extraction, chaque ventilateur parvient à brasser 60 m3 d’air par seconde (et même 75 m3 à Verdier) et en insufflation, à réinjecter dans le tunnel 36 m3 (45 à Verdier) d’air frais par seconde ! Les premiers essais de mise en marche seront réalisés cet été.

Aire de maintenance
Enfin, tout au bout du tunnel côté Montrouge, à l’extrémité de la zone de garage des trains et de sa voie sur pilotis, le centre de dépannage des trains est également en cours d’aménagement. On y installe les locaux techniques dédiés au personnel et au rangement de l’outillage et des pièces détachées.

Article écrit avec la collaboration de Jean-Marc Bauer, OPC (Ordonnancement, Pilotage et Coordination) sur le prolongement de la ligne 4 à la RATP.

8/6/2012
Zoom sur cinq nouvelles fresques

Cinq nouvelles fresques photographiques, les dernières de ce grand chantier qui arrive à son terme en fin d’année 2012, viennent d’être mises en place sur une palissade à Porte d’Orléans et quatre à Montrouge. Comme les 26 autres qui ont fleuri sur toute la zone de travaux du prolongement de la ligne 4, elles sont l’œuvre du duo d’artistes contemporains Maria Barthélémy et René Sultra. L’occasion de s’attarder sur ces images étonnantes et parfois mystérieuses qui animent le trajet de milliers de personnes depuis près de quatre ans.  

Première clef d’approche de cette originale commande des partenaires du Prolongement de la ligne 4 du métro parisien :  les artistes-photographes « montrent en haut ce qui se passe en bas ». Les photos présentées sont loin d’être assemblées par hasard, mais sont soigneusement choisies en fonction de « ce qui se passe » sous le lieu même de l’exposition. Elles donnent à voir ce monde inconnu du public, lèvent le voile sur les coulisses du chantier, travaillent à la fois sur l’espace en mutation et sur les gestes des hommes qui le façonnent. Ce point de vue documentaire n’exclut pas la liberté de création : les artistes jouent sur les échelles, élargissent les perspectives, rapprochent des matières, déclinent des couleurs. Les fresques recèlent aussi des éléments mystérieux, images en 3D et bandes de couleur de la mire télévisuelle, qui chatouillent le regard et introduisent des éléments poétiques et intrigants dans cette vision inédite de la ville en mouvement. Visite guidée, de la Porte d’Orléans à l’extrémité de la ligne.

Pâli PO-04c, square Koufra, à la Porte d’Orléans

 
La fresque de 2 mètres de haut et 13 de long est centrée sur la pose des rails de la voie de service sous le puits Appel jusqu’au tunnel à deux voies qui se raccorde à la ligne existante. Les photos de gauche montrent l’état du chantier sous la voûte du tunnel à la jonction des voies qui arrivent de Paris et vont vers Bagneux. Au centre, la forme blanche en 3D miroite et ombre l’environnement. Elle recouvre presque la mire colorée, signature visuelle du tandem d’artistes : le chantier s’achève,  la réalité du chantier prend le pas sur la vision créative…

Pâli M-01c, devant l’Eglise de Montrouge



Plus longue (15,70m) mais un peu moins haute (1,60 m), cette palissade étire sur plus d’une quinzaine de mètres son univers métallique et déjà technologique : nous sommes au niveau –1 et dans la salle des billets, le béton est maintenant habillé. Nous découvrons l’ascenseur, l’espace public vu de l’intérieur du guichet (au centre gauche) et le local technique du niveau -3 où vont se trouver redresseurs et transformateurs électriques. Les mires colorées dont les bandes verticales rythment les images semblent se faire grignoter par le nouveau décor…

Pâli M-03c, place du général Leclerc


Plans rapprochés et perspectives fuyantes caractérisent cette fresque installée au-dessus du bout de la station Mairie de Montrouge. Elle met centralement en vedette  la largeur, mais surtout la profondeur de la station et la linéarité des voies et des quais déjà utilisés pour stocker les rouleaux de câbles électriques sur le point d’être posés. Sur la droite, le géomètre en gros plan qui vérifie l’alignement des voies semble dialoguer avec la forme blanche, représentation symbolique de l’univers.

Pâli M-07c, place du 8 mai 1945

Longue de 18 mètres, cette fresque présentant l’édification de la voie surélevée qui permet la maintenance des rames est un florilège de courbes : celles de la voie  qui suit exactement le changement de direction de l’Avenue de La République à l’Avenue de Verdun et qui, au bout du tunnel, s’enfonce dans la zone de maintenance ;  celles des dos penchés des techniciens sur leur travail ;  celles aussi des gaines électriques rouges et tentaculaires, qui semblent se mesurer aux lignes de la mire.

Pâli M-08c, place du 8 mai 1945


De l’autre côté de l’emprise de la place du 8 mai 1945, une dernière palissade, la plus courte, se centre sur la construction du local technique au bout de la ligne. Dans une ambiance métallisée et pastelle peuplée de diagonales et d’angles droits, ce panorama expose les différents matériaux de construction, d’isolation, d’évacuation des fumées et de protection contre le feu en œuvre pour cette partie du chantier.

23/4/2012
Sylvie Marquet roule pour la com'


Pour Sylvie Marquet, responsable de communication à l’Agence de développement territorial des Hauts-de-Seine de la RATP, le prolongement de la ligne 4 n’est pas un projet comme les autres. Ambitieux, porteur de défis, par ses travaux parfois délicats techniquement, ses partenaires multiples sur deux communes et sa situation en zone urbaine très concentrée, il a généré une stratégie et des actions de communication audacieuses et originales.


Orchestrer, coordonner

Des études de lettres au monde de l’entreprise, de la presse écrite aux missions radiophoniques et télévisuelles, de la province à Paris, de l’écriture à l’enseignement dans des écoles de commerces et universités, de la stratégie de communication exercée dans un grand groupe industriel (Elf Atochem) à une société de services dans le monde de l’assurance, Sylvie Marquet a une expérience résolument polyvalente lorsqu’elle rentre au département de la communication de la RATP en 2003, puis au département du développement et de l’action territoriale en 2005 . Ses missions principales : « être force de proposition, orchestrer, coordonner, toutes les actions de communication  liées à un projet d’infrastructure.». Un travail qu’elle apprécie beaucoup, car il est organisé autour de projets et au sein d’une équipe. Ainsi, pour le prolongement de la ligne 4, elle est en en liaison directe avec le chef de projet, Bernard Hourseau et  manage l’agent de proximité Dominique Josse. Dans ces missions d’accompagnement, d’information et de facilitation qui définissent la fonction communication, Sylvie Marquet a traversé toutes les étapes du projet depuis le début. C’est un autre travail d’équipe, cette fois avec les partenaires, qui est la règle. Dès 2006, le cahier des charges destiné à recueillir les propositions des agences de communication est élaboré au sein d’un comité technique composé de représentants des financeurs (Etat, Département, Région, Ville de Montrouge), de l’autorité organisatrice le STIF et du maître d’ouvrage, la RATP. C’est bdc conseil-grafibus qui est choisie et propose et conçoit toute la charte de « l’identité visuelle » du projet ainsi que les actions souhaitées par ce comité .

Des signaux forts pour se réapproprier l’espace
Pour identifier un tel projet dans l’environnement saturé d’informations que sont ville et zone de travaux, il faut en effet imaginer des signaux qui lui sont propres et qui sont clairement reconnaissables. Pour le prolongement de la ligne 4, il a été choisi de jouer sur des couleurs dynamiques : le violet, couleur de la ligne, associée à l’orange, chaleureux, et au blanc, qui donne de l’air et de la fluidité à l’ensemble. L’expression « Le métro a rendez-vous avec Montrouge », inventée pour « signer » toutes les actions de communication du projet, est vite devenue familière aux riverains. Et pour apporter un élément décoratif à l’environnement souvent confus des travaux, une frise décorative, un dessin « au fil » représentant un espace urbain tout en courbes et en végétaux a été conçue. Par ailleurs, les concepteurs ont exploité l’idée du « dessus » et du « dessous », c’est-à-dire les espaces souterrains de travaux, par définition occultés, inaccessibles aux riverains, et les espaces urbains en mutation, en devenir. « Cette idée forte, explique Sylvie Marquet, s’est notamment exprimée de façon originale sur les palissades, qui sont devenues à la fois un support de communication et le lieu d’un projet artistique ». Ce sont les artistes René Sultra et Maria Barthélémy qui se sont emparés du concept, en élaborant des fresques évolutives fondées sur leurs reportages et travaux de recherche personnels, qui ponctuent l’espace urbain, tout en donnant à voir aux passants le travail des équipes du génie civil puis du second œuvre.

Expliquer, rassurer, dialoguer
Parallèlement, il fallait être présent sur le terrain et informer très concrètement sur l’avancée des travaux et leurs incontournables nuisances. « Le parcours du tunnel sous des immeubles, les emprises et leurs installations volumineuses, les gênes en matière de circulation, de stationnement ou d’accès aux commerces, c’était aussi l’affaire  de la communication du projet ». Des mini-expositions sont montées pour rendre les travaux plus compréhensibles, des kakémonos sont mis en place pour signaler les commerces moins visibles à cause des travaux et des publications sont distribuées sur toutes les zones concernées : « Lettres aux riverains (une trentaine d’Infos travaux depuis le début des travaux), et quatre numéros du Journal du prolongement ont accompagné et accompagnent toujours le projet ». Là encore, le prolongement de la 4 innove, en lançant, plutôt qu’un site internet, un blog, animé par l’agent de proximité Dominique Josse. Depuis 2009, souple, réactif, permettant aux riverains de poster leurs remarques ou leurs questions auxquelles Dominique Josse répond personnellement, ce blog permet aussi d’avoir des informations actualisées et en images sur l’avancement du projet et d’en présenter les différents acteurs. Il est complémentaire des informations sur papier et des visites de chantier qui sont aussi organisées pour montrer aux riverains le « dessous des opérations ».

Une fin d’année très « communicante »
Ce sont donc des moyens de communication variés et parfois inédits qui sont déployés autour du prolongement de la 4. Et en terme de communication comme de travaux, la fin de l’année 2012, qui marque l’achèvement de ce grand projet, s’annonce forcément très dense : « Le compte-à-rebours est commencé, conclut Sylvie Marquet, et la perspective de la mise en service d’un prolongement est toujours une période intense et compliquée : tant mieux ! ».

4/4/2012
A la croisée des rails


Les aiguillages de l’arrière-station de Mairie de Montrouge viennent d’être posés après trois semaines de travaux. Cette « communication croisée », la seule sur la ligne 4, permet de manœuvrer les trains, de les diriger de la voie 1 sur la voie 2 ou de la voie 2 sur la voie 1 et de les acheminer dans la zone de maintenance.
L’appareil de 100 tonnes et d’une quarantaine de mètres de long a été fabriqué dans les ateliers RATP situés à la Porte de la Villette où il a aussi été monté « à blanc » pour faciliter au maximum le travail sur le terrain. Il a été acheminé sur le chantier de Montrouge par trois camions avec plateaux dont un convoi exceptionnel puis descendu par le puits Optile (à 20 mètres de profondeur), jusqu’au niveau des voies.
Avant de poser l’aiguillage, la plate-forme a été préparée : mise en place de la sous couche de ballast (une épaisseur d’environ 30 cm de cailloux), des traverses bois et des rails, percement des emplacements pour les câbles, bourrage, nivellement et pose des pistes de roulement.
L’assemblage des différents éléments de la communication croisée s’est effectué grâce à une équipe d’une dizaine de personnes.
La communication croisée sera complètement opérationnelle fin juin, lorsque les barres de guidage seront placées sur l’ensemble des voies.

 Texte écrit avec la collaboration de Déborah Martin, surveillant travaux voie à la RATP

Montage "à blanc" dans les ateliers de La Villette

Mise en place du ballast de bourrage

22/3/2012
Elle court, elle court... l'électricité


Comment transformer de l’électricité qui arrive en 15 000 volts en énergie utilisable pour les rames du métro ? En installant des transformateurs et des redresseurs… Où installer ces grosses armoires ? Dans des postes de redressement… C’est chose faite au, 69 avenue de la République à Montrouge.

Le prolongement de la ligne 4 a créé des besoins supplémentaires en électricité et nécessitait donc une nouvelle installation en complément des postes de redressement opérationnels à Paris.
Dans ces locaux, l’électricité qui arrive depuis les postes haute tension de la RATP, par réseau enterré à 1,10 mètre de profondeur, est transformée en courant continu de 750 volts. C’est en effet la tension utilisée par l’ensemble des lignes de métro de la RATP.

Le poste de redressement de Montrouge, comprend deux groupes de transformateurs-redresseurs de 4 mega watts chacun ainsi qu’un disjoncteur. L’énergie ainsi rendue utilisable est ensuite acheminée par câbles dans un puits communiquant avec le tunnel. L’électricité est injectée alors dans les barres latérales qui assurent le guidage du train et fournissent l’énergie nécessaire aux moteurs.
Le bâtiment du 69 avenue de la République va maintenant être « habillé » extérieurement et complété, en superstructure, d’espaces de bureaux installés par le promoteur VillaBeausoleil.


Le projet d'immeuble de bureaux au-dessus du poste de redressement

10/2/2012
Poste de redressement

Le poste de redressement situé au 69 avenue de la République à Montrouge s'aménage petit à petit.
Les transformateurs et redresseurs, nécessaires pour générer le courant continu de 750 volts de l'alimentation traction des trains à partir du courant alternatif de 1500 volts, ont été acheminés début février. Les opérations de câblage sont en cours.

 

2/2/2012
Aménagement du point info

Le point info s'est offert une nouvelle parure : habillage extérieur renouvelé, présentant des images de synthèse de la future station. Les panneaux d'exposition situés à l'intérieur ont également été mis au goût du jour : Ils retracent l'épopée du génie civil et laissent la part belle aux aménagements.

20/1/2012
Dernière équipe Razel

La dernière équipe Razel a quitté récemment le chantier du prolongement, le gros oeuvre étant terminé.
Maintenant, interviennent les équipes du second oeuvre : la voie, la base tension (électricité), les fluides, la signalisation ferroviaire et l'aménagement des ouvrages annexes. Au total, 80 ouvriers travaillent actuellement sur les différents sites.

10/1/2012
Démontage de la dernière grue

Le jeudi 5 janvier, la dernière grue à tour du chantier a été déposée. Elle consacre la fin des travaux de gros oeuvre de la station, engagés en avril 2008.
Au plus fort de l'activité, 6 grues étaient réparties sur les différents points d'attaque du tunnel.
Les apprivisionnements liés aux travaux de second oeuvre sont, eux, réalisés à l'aide de grues mobiles.