prolongement de la ligne 4
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Les travaux de la Porte d'Orléans Les travaux autour de la Mairie de Montrouge Les travaux à Montrouge autour de la Place du Général Leclerc Les travaux à Montouge autour de la Place du 8 mai 1945
2/9/2011
Bernard Hourseau : le métro est son projet

Passer sa nuit sur « le train-maquette » qui vérifie le gabarit du tunnel, enchaîner réunion sur réunion, être sans cesse sur le terrain avec les différentes équipes, expliquer sans relâche aux riverains les contraintes des travaux : qu’est ce qui fait courir Bernard Hourseau, le chef de projet du prolongement de la ligne 4 ? L’enthousiasme de coordonner un projet important, attendu depuis des années par des centaines de milliers de personnes.

La vie fabuleuse du métro

« J’ai toujours vécu à Paris, explique Bernard Hourseau, et je sais à quel point le métro est un élément fort dans la vie quotidienne des Franciliens. C’est pour moi un objet-phare, autant que la Tour Eiffel. »

Alors quand le jeune diplômé en géotechnique rentre en 1984 à la RATP, il sait qu’il va enfin découvrir les coulisses d’un univers qui l’a toujours fasciné étant enfant : que se passe t-il au fond du tunnel, là où les voyageurs ne vont pas ? Où mènent ses portes interdites au public ? Que racontent vraiment les écrans, les éléments de signalétique, les messages de service opaques pour le voyageur lambda ? C’est tout un monde qui s’ouvre à lui et qui le passionne aussitôt : pour lui, « La vie du métro est fabuleuse ». D’abord intégré au service maintenance des infrastructures, Bernard Hourseau devient assistant du chef de projet Météor (ligne 14) pendant 4 ans pour finalement être nommé chef de projet sur la ligne 4 début 2006.

Depuis 6 ans donc, il chapeaute l’ensemble des activités qui visent à réaliser le prolongement. C’est lui qui, avec son équipe, articule toutes les composantes du projet, qui coordonne les intervenants, qui est l’interlocuteur direct de la maîtrise d’ouvrage, des maîtres d’œuvre et des entreprises extérieures.

Un « Programme » bien rôdé

Une mission bien cadrée qui repose sur un triple principe : Coûts/Délais/Performance. Autrement dit, il s’agit pour lui de s’assurer que les réalisations en cours respectent les devis et le calendrier prévus et que les ouvrages terminés sont bien conformes aux exigences du cahier des charges. Le cadre, c’est aussi le Programme, défini pour tout projet d’ouvrage RATP. Une partition bien rôdée : après une phase d’études et de définition des priorités, le STIF (lien sur la définition dans le blog)  désigne le maître d’ouvrage : la RATP. Puis un « Schéma de principe » est mis au point : il s’agit d’un document qui liste les principales caractéristiques du projet (tracé, nombres de stations, etc) et un premier chiffrage. Après validation par le STIF, intervient l’étape d'obtention de la Déclaration d'Utilité Publique. Pendant ce temps, le document qui décrit le programme se peaufine : un volet technique, très précis, enrichit le volet administratif, et toujours selon les préceptes de base : coûts/délais/performance. Il faut encore solliciter les financeurs, avant de lancer la réalisation du projet. A partir de là, le chef de projet entre dans le vif du sujet ! C’est à lui de mettre en place et d’organiser le travail des différents acteurs : assistance à la maîtrise d’ouvrage, maîtres d’œuvre, acheteurs, juristes,…

Un quotidien animé

Une responsabilité multi-tâches, à la fois lourde et exaltante. Lourde dans les moments critiques, ce qui n’a pas manqué sur la ligne 4, même si le gros œuvre s’est passé sans dommage important. Malgré le cadre strict, malgré les précautions, les réunions, les mises au point, les vérifications, le quotidien de Bernard Hourseau n’est pas de tout repos : « Il faut, explique le chef de projet, toujours s’adapter, s’ajuster : l’histoire s’écrit au fur et à mesure ! ».

L’environnement de carrières, le terrain difficile, le travail à ciel ouvert sur une des portes les plus fréquentées de Paris, le passage sous le périphérique à quelques mètres des voies de circulation, le creusement du tunnel sous les immeubles d’habitation : de nombreuses étapes ont exigé des précautions énormes… et ont offert quelques nuits blanches au chef de projet.

Mais quel plaisir quand les phases se succèdent et que les ouvrages prennent leurs volumes définitifs, les rues se libèrent des emprises ; quand Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de tutelle, à peine nommée, se rend sur le chantier ; quand certaines étapes symboliques, comme le moment magique de la jonction du tunnel, remettent du cœur au ventre à l’ensemble des équipes, quelque soit la hiérarchie ! « Une belle aventure humaine », commente Bernard Hourseau.

Horizon 2012

Aujourd’hui dans la phase de second œuvre, le projet semble avoir moins d’enjeux techniques et de sécurité. Pourtant, la vigilance reste de mise : « C’est une période difficile qui s’annonce car il y a maintenant des dizaines d'entreprises à coordonner et une foultitude de petites choses à gérer, qui, si elles se passent mal, peuvent aussi poser de sacrés problèmes. On change certes d’échelle, mais les petits détails, moins voyants, sont tout aussi fondamentaux ! »