prolongement de la ligne 4
visite virtuelle

carte des travaux

Les travaux de la Porte d'Orléans Les travaux autour de la Mairie de Montrouge Les travaux à Montrouge autour de la Place du Général Leclerc Les travaux à Montouge autour de la Place du 8 mai 1945
19/10/2011
Au coeur de la future station Mairie de Montrouge !

Les travaux de gros oeuvre souterrains sont désormais terminés et la nouvelle station, abritant plus de 4000 m2 de plancher, prend tournure.
Encore "bruts de décoffrage", les volumes sont dessinés, les escaliers construits, les 90 mètres de quais et de voies en place.

Au tour désormais des équipes de second oeuvre de cloisonner, poser les revêtements des sols et des parois, installer l'électricité et  la signalétique, les équipements de vente de billets et tous les équipements à usage du public :distributeurs de billets, ascenseurs et escaliers mécaniques.

Voyage en images dans ces nouveaux espaces, grâce aux photos de René Sultra prises courant octobre.


Nous surplombons la place Emile Cresp.
Au fond : l'accès principal de la station, avec à gauche, dans la verdure, un puits d'aération.
Sous terre, la station est bien plus étendue que l'emprise. Le volume des quais s'étire en fait, dans l'axe de l'avenue de la République, entre les places de la Libération et du général Leclerc.

Point de vue sur trois des quatre niveaux que comprend la station. En haut, dans la lumière : Le parvis de l'église St Jacques le Majeur. Les échafaudages sont posés sur le niveau -1 qui correspond à la salle des billets. Au -2, il s'agit du niveau intermédiaire qui permet d'accéder  vers chacun des quais, via une dernière volée d'escalier.

Fin 2012, environ 4700 personnes par jour fréquenteront ces quais ! A gauche, le quai en direction de Paris et en face celui qui ira plus tard à Bagneux. Au fond, à gauche et à droite on distingue les deux couloirs qui communiquent avec l'accès de la place Leclerc.

Invisible des voyageurs car interdit au public, voici le poste électrique de la station situé au niveau -3, comme les quais. Au sol, les plots vont supporter les transformateurs et les armoires électriques. Les caniveaux qui les séparent sont destinés à accueillir les câbles électriques.

Nous sommes ici au pied du couloir qui remonte vers l'accès de la place du général Leclerc. Remarquez, à gauche de l'escalier emprunté par l'ouvrier, l'emplacement d'un futur escalier mécanique (il y en aura neuf en tout dans la station).

Nous voici ressortis à l’endroit de l'accès secondaire, place du Général Leclerc. Le plan incliné au premier plan est le futur escalier qui débouchera sur la place, face au 57 bis avenue de la République.  Au centre, le monument aux morts déplacé provisoirement place des Etats-Unis, reprendra sa place.

 

3/10/2011
Grégoire Germain: Opération Station !


Quand il était lycéen, Germain Grégoire, 31 ans aujourd’hui, voulait « faire du concret ». Dans un monde de plus en plus virtuel, il rêvait d’œuvrer sur le terrain. Entré à l’Ecole supérieure d’Ingénieurs des travaux de la construction à Caen, il s’intéresse particulièrement aux travaux souterrains. Son projet de fin d’études le conduit chez Razel qui l’embauche en 2005 et depuis 2008, il œuvre sur le prolongement de la ligne 4.

 De Modane à Montrouge

Le premier travail du jeune ingénieur a lieu en Savoie sur un projet de tunnel sous les Alpes : le Lyon-Turin Ferroviaire. Pendant presque trois ans, basé à Modane, il travaille sur le creusement d’une descenderie (tunnel en forte pente) de 4 km à l’explosif. Rien à voir avec les méthodes utilisées pour le tunnel du prolongement de la ligne 4 qui déclenche sa mutation à Paris en 2008 ! Affecté au « lot 2 », c’est-à-dire à la partie du chantier situé du côté de Montrouge, Grégoire Germain suit donc la construction de la nouvelle station ainsi que de ses accès. Ce gros chantier, qui a occupé au total jusqu’à  200 personnes, le passionne aussitôt. Conducteur de travaux, il a sous sa responsabilité les chefs de chantier, qui encadrent eux-mêmes les équipes « de production ». Il participe à l’organisation des travaux, l’établissement des méthodes et des plannings, la définition des moyens en matériel et en ressources humaines. « Je suis particulièrement intéressé par la démarche qui va de la conception des méthodes, faites sur le papier, jusqu’à la réalité du terrain ».

 Du fil à retordre

Cette réalité du terrain est parfois implacable. Sur la ligne 4, les terrains calcaires, affaiblis par l’exploitation ancienne de carrières, ont donné du fil à retordre aux opérations d’excavation et il a fallu repenser les méthodes, notamment en opérant des travaux d’injection qui n’étaient pas prévus au départ. De ce fait, la station qui devait au départ être percée du sud au nord, l’a finalement été du nord vers le sud ! Et puis il y a l’environnement urbain, très dense, dans lequel il a fallu s’insérer. Sans compter les réseaux souterrains de concessionnaires (gaz, eau, etc) qui, au démarrage du chantier, ont considérablement compliqués les « entrées en terre »! Rien à voir, donc, avec la première mission savoyarde, en pleine nature…
Certes, mais « voir l’ouvrage se dessiner au fil des mois selon vos méthodes, avec vos machines et surtout grâce au savoir faire de vos équipes, est très motivant, résume Grégoire Germain. Depuis trois ans, j’y passe 12 ou 13 heures par jour et la livraison des quais de la station le 9 septembre dernier, a été une grande satisfaction». D’autant que la date était ambitieuse et a nécessité la mobilisation de nombreux personnels pendant tout l’été.

 Un vrai défi

L’ingénieur travaux savoure cette « belle station » là où s’étalait il y a peu un énorme trou de 90 mètres de long ! « Nous sommes aussi heureux que cette excavation n’ait finalement provoqué que très peu de désordres dans les immeubles situés au-dessus du creusement. C’était un vrai défi puisque l’ouvrage excavé atteint, en une zone, presque 60 mètres de large ! ».
Malgré les difficultés donc, le chantier a été jalonné de moments forts : « Chaque percement (lorsque deux excavations se rejoignent) dans la partie tunnel ou sur les jonctions des différents couloirs et de la station, a été un événement pour toutes les équipes, avec une grande émotion… et des bouchons qui sautent ! ».
Le chantier a pris un important tournant : désormais c’est le moment de parachever les accès depuis la surface. La mission de Grégoire Germain s’achève fin décembre.
Et après ? « Je ne sais pas ce qui va m’arriver l’année prochaine. C’est une donnée du métier et un choix : on déménage fréquemment. Mais ce que je sais, c’est que ce chantier très technique m’a appris énormément de choses. Un réel atout pour le futur. »