prolongement de la ligne 4
visite virtuelle

carte des travaux

Les travaux de la Porte d'Orléans Les travaux autour de la Mairie de Montrouge Les travaux à Montrouge autour de la Place du Général Leclerc Les travaux à Montouge autour de la Place du 8 mai 1945
23/4/2012
Sylvie Marquet roule pour la com'


Pour Sylvie Marquet, responsable de communication à l’Agence de développement territorial des Hauts-de-Seine de la RATP, le prolongement de la ligne 4 n’est pas un projet comme les autres. Ambitieux, porteur de défis, par ses travaux parfois délicats techniquement, ses partenaires multiples sur deux communes et sa situation en zone urbaine très concentrée, il a généré une stratégie et des actions de communication audacieuses et originales.


Orchestrer, coordonner

Des études de lettres au monde de l’entreprise, de la presse écrite aux missions radiophoniques et télévisuelles, de la province à Paris, de l’écriture à l’enseignement dans des écoles de commerces et universités, de la stratégie de communication exercée dans un grand groupe industriel (Elf Atochem) à une société de services dans le monde de l’assurance, Sylvie Marquet a une expérience résolument polyvalente lorsqu’elle rentre au département de la communication de la RATP en 2003, puis au département du développement et de l’action territoriale en 2005 . Ses missions principales : « être force de proposition, orchestrer, coordonner, toutes les actions de communication  liées à un projet d’infrastructure.». Un travail qu’elle apprécie beaucoup, car il est organisé autour de projets et au sein d’une équipe. Ainsi, pour le prolongement de la ligne 4, elle est en en liaison directe avec le chef de projet, Bernard Hourseau et  manage l’agent de proximité Dominique Josse. Dans ces missions d’accompagnement, d’information et de facilitation qui définissent la fonction communication, Sylvie Marquet a traversé toutes les étapes du projet depuis le début. C’est un autre travail d’équipe, cette fois avec les partenaires, qui est la règle. Dès 2006, le cahier des charges destiné à recueillir les propositions des agences de communication est élaboré au sein d’un comité technique composé de représentants des financeurs (Etat, Département, Région, Ville de Montrouge), de l’autorité organisatrice le STIF et du maître d’ouvrage, la RATP. C’est bdc conseil-grafibus qui est choisie et propose et conçoit toute la charte de « l’identité visuelle » du projet ainsi que les actions souhaitées par ce comité .

Des signaux forts pour se réapproprier l’espace
Pour identifier un tel projet dans l’environnement saturé d’informations que sont ville et zone de travaux, il faut en effet imaginer des signaux qui lui sont propres et qui sont clairement reconnaissables. Pour le prolongement de la ligne 4, il a été choisi de jouer sur des couleurs dynamiques : le violet, couleur de la ligne, associée à l’orange, chaleureux, et au blanc, qui donne de l’air et de la fluidité à l’ensemble. L’expression « Le métro a rendez-vous avec Montrouge », inventée pour « signer » toutes les actions de communication du projet, est vite devenue familière aux riverains. Et pour apporter un élément décoratif à l’environnement souvent confus des travaux, une frise décorative, un dessin « au fil » représentant un espace urbain tout en courbes et en végétaux a été conçue. Par ailleurs, les concepteurs ont exploité l’idée du « dessus » et du « dessous », c’est-à-dire les espaces souterrains de travaux, par définition occultés, inaccessibles aux riverains, et les espaces urbains en mutation, en devenir. « Cette idée forte, explique Sylvie Marquet, s’est notamment exprimée de façon originale sur les palissades, qui sont devenues à la fois un support de communication et le lieu d’un projet artistique ». Ce sont les artistes René Sultra et Maria Barthélémy qui se sont emparés du concept, en élaborant des fresques évolutives fondées sur leurs reportages et travaux de recherche personnels, qui ponctuent l’espace urbain, tout en donnant à voir aux passants le travail des équipes du génie civil puis du second œuvre.

Expliquer, rassurer, dialoguer
Parallèlement, il fallait être présent sur le terrain et informer très concrètement sur l’avancée des travaux et leurs incontournables nuisances. « Le parcours du tunnel sous des immeubles, les emprises et leurs installations volumineuses, les gênes en matière de circulation, de stationnement ou d’accès aux commerces, c’était aussi l’affaire  de la communication du projet ». Des mini-expositions sont montées pour rendre les travaux plus compréhensibles, des kakémonos sont mis en place pour signaler les commerces moins visibles à cause des travaux et des publications sont distribuées sur toutes les zones concernées : « Lettres aux riverains (une trentaine d’Infos travaux depuis le début des travaux), et quatre numéros du Journal du prolongement ont accompagné et accompagnent toujours le projet ». Là encore, le prolongement de la 4 innove, en lançant, plutôt qu’un site internet, un blog, animé par l’agent de proximité Dominique Josse. Depuis 2009, souple, réactif, permettant aux riverains de poster leurs remarques ou leurs questions auxquelles Dominique Josse répond personnellement, ce blog permet aussi d’avoir des informations actualisées et en images sur l’avancement du projet et d’en présenter les différents acteurs. Il est complémentaire des informations sur papier et des visites de chantier qui sont aussi organisées pour montrer aux riverains le « dessous des opérations ».

Une fin d’année très « communicante »
Ce sont donc des moyens de communication variés et parfois inédits qui sont déployés autour du prolongement de la 4. Et en terme de communication comme de travaux, la fin de l’année 2012, qui marque l’achèvement de ce grand projet, s’annonce forcément très dense : « Le compte-à-rebours est commencé, conclut Sylvie Marquet, et la perspective de la mise en service d’un prolongement est toujours une période intense et compliquée : tant mieux ! ».