prolongement de la ligne 4
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11/7/2012
Christophe Blouet : le prolongement de tous les défis

 
Voilà déjà huit ans que Christophe Blouet, responsable de la maîtrise d’oeuvre du prolongement de la ligne 4, veille sur la bonne marche des opérations. Présent depuis les études d’avant-projet, il a aussi connu les épisodes du gros œuvre et s’attache maintenant à orchestrer les travaux de second œuvre.

Un spécialiste des travaux souterrains

Ingénieur des Mines d’Alès, Christophe Blouet, 47 ans, connaît bien la problématique des travaux souterrains qui est devenue sa spécialité. Il a passé une dizaine d’années dans le groupe Vinci, notamment sur le chantier du métro d’Athènes et dans la réalisation de tunnels autoroutiers en Grèce, avant d’entrer en 2003 chez Xelis, fusionnée avec Systra depuis le début du mois de juillet. C’est donc en tant qu’ingénieur au sein de cette filiale commune à la RATP et à la SNCF, première ingénierie au monde de transport urbain, que Christophe Blouet intervient sur le prolongement de la ligne 4.

Mission : viabilité du projet technique
Dès 2005, au sein du bureau d’ingénierie de Xelis, l’ingénieur travaille sur la phase de conception du projet aux côtés de la RATP. Et depuis 2008, il pilote une dizaine de personnes dédiées à la réalisation des travaux. Leur mission : assistance à la passation de marchés de travaux, surveillance de la qualité technique des travaux réalisés, respect du planning. Un travail de coordination et d’orchestration exigeant, fondé sur l’expérience du terrain, et qui procure des satisfactions à la hauteur des difficultés rencontrées.

Gros œuvre : bilan réussi
La période des travaux de gros œuvres est le domaine de prédilection de Christophe Blouet. Plus la technicité est importante et plus l’ingénieur se sent motivé ! Le chantier du prolongement de la ligne 4 a donné du grain à moudre à l’équipe de la maîtrise d’œuvre. Emprises situées en zone urbaine dense, présence de carrières souterraines génératrices de  vides, creusement du tunnel à quelques mètres sous le périphérique, implantation d’immeubles à proximité immédiate des travaux de la station de Montrouge : l’ensemble des opérations comportaient des risques ou des moments délicats.
Maître-mot dans ces cas-là : l’anticipation. Grâce à la veille active des équipes, et à la bonne coordination entre les entreprises et la maîtrise d’œuvre, en dehors des aléas géotechniques (injection massive de ciment dans les Marnes et Caillasses situées au-dessus des carrières), il n’y a pas eu de problèmes techniques graves. Aucun dommage structurel n'est à déplorer dans les structures riveraines du tunnel. Le périphérique n’a pas tassé lors du passage du tunnel et seules quelques habitations ont été affectées par des fissures sans gravité, lesquelles seront réparées prochainement.

Second œuvre : la chasse aux aléas
Installé désormais depuis plus d’un an dans la phase de second œuvre, le chantier n’est pas de tout repos pour autant. La RATP a conservé la maîtrise d’œuvre de tout ce qui concerne le système d’exploitation ferroviaire (signalisation, pose des voies, courant électrique servant à la traction des trains, systèmes de télécommunication et de sécurité incendie). De son côté, Xelis-Systra s’occupe de tous les corps d’état architecturaux, de l’alimentation électrique (hors trains), du chauffage, de la ventilation, du désenfumage, des escaliers mécaniques et ascenseurs. Les entreprises intervenantes se sont multipliées et, les délais étant naturellement de plus en plus tendus, le moindre « grain de sable » peut enrayer la machine. Une évolution de la réglementation, par exemple, qui survient  en cours de travaux, risque d’entraîner des retards impossibles à rattraper. Ainsi, de nouvelles normes, obligeant à équiper des paliers d'ascenseur de sas pressurisés contre l’intrusion des fumées en cas d’incendie, ont donné lieu à des reprises d'études délicates, alors que le gros-œuvre de la station était quasiment achevé.

Les opérations de maîtrise d’œuvre liées au second œuvre changent la nature du travail, mais pas celle de la mission. Tous les efforts sont tendus vers un seul objectif : la mise en service de la ligne, qui n’est plus qu’une question de mois désormais… dans l’attente de la phase 2 du prolongement jusqu’à Bagneux, promesse d’autres défis techniques…